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Haïti est le pays le plus pauvre de l’hémisphère sud. Le revenu annuel par habitant est estimé en
moyenne à $US 250. L’ensemble des activités du secteur primaire est écroulé par manque de
structures et par l’absence de stratégie de renouvellement des équipements.
Les activités des autres secteurs, secondaire et tertiaire, ont vu leur croissance fortement diminuée en raison du faible taux d’investissement et du manque d’encadrement.
La répartition de la population active dans les trois secteurs économiques à fin 1997 a été évaluée de
la manière suivante : le secteur primaire (Agriculture) : 76% d’hommes et 57% de femmes, le secteur
secondaire (Industrie) : 9% d’hommes et 8% de femmes, le secteur tertiaire (Services) : 15%
d’hommes et 35% de femmes.
Le total de la population active s’élève à 3 millions. Selon les données de la Banque Mondiale, l’aide
extérieure à Haïti atteignait en 1997 $US 175.4 millions pour un budget d’environ US$ 200 millions.
L’économie est essentiellement tournée vers l’agriculture. Une agriculture de subsistance dont les
surplus sont commercialisés par les femmes. La part vouée à l’exportation est désormais très mince
(un peu de café, des écorces d’oranges, etc…) la pêche n’a jamais été un secteur très productif. Les
principaux gisements (bauxite à Miragoâne, cuivre à Terre-Neuve, lignite à Mirebalais) sont fermés.
Quant au secteur secondaire, hormis l’artisanal et les petites unités de transformation de produits
agricoles (huiles essentielles, clairin, rhum), on est obligé de constater que les errements politiques
de ces dernières décennies lui ont porté un coup sévère. Une meilleure image de marque et la mise
en place d’une infrastructure élémentaire (routes, électricité) pourrait, à nouveau, attirer les
investisseurs. Il en va de même pour le secteur touristique.
L’apport extérieur est aujourd’hui la bouffée d’oxygène d’une économie bien mal en point. On pense
bien sûr aux prêts consentis par les banques internationales, aux aides multiple mais surtout de
l’argent de la diaspora qui, chaque mois, en provenance de Miami, New York ouMontréal permet à
des milliers de familles de survivre.
Exportations : Produits manufacturés (surtout produits alimentaires en conserves, équipements
électriques, textiles et vêtements), café (10%), produits artisanaux et bois et un sisal, huiles
essentielles, sucre, câbles et cordes, ficelle.
Importation : machines et produits manufacturés de base, produits alimentaires et boissons, produits
chimiques et dérivés, graisses et huiles.
Industries et services : Sucre raffiné, textiles, farine, cigarettes, produits métalliques et machines,
huiles essentielles, ciment, articles assemblés pour la réexportation, notamment les vêtements,
équipements sportifs, jouets, composants électroniques, bagages.